Cartes flash recto
Matériel & activités pédagogiques

Mission tables de multiplication !

Je ne sais pas chez vous, mais chez nous, les tables de multiplications ont du mal à rentrer et surtout à rester en mémoire.
Nous avons donc dédié du temps à l’apprentissage des tables en mettant en place différents outils…

Tout d’abord, la table de Pythagore.
Ce peut-être bien que votre enfant en ait une afin de s’y référer régulièrement lors de ses exercices à la maison.
J’en ai imprimé deux autres que j’ai colorié de 2 manières différentes.

Sur la première, j’ai colorié chaque ligne et chaque colonne débutant par le même chiffre, de la même couleur ( colonne et ligne du 1 en jaune, celles du 2 en bleu, celles du 3 en vert…). Les couleurs se superposent et ça donne ça :

Table de Pythagore mélangée

Un bien joli bazar, hein !
Le but ? Leur montrer que toutes les tables sont liées entre elles.

Sur la deuxième, j’ai gardé les mêmes couleurs pour les mêmes chiffres mais cette fois les couleurs ne se chevauchent pas.

Table de Pythagore

Le but ? Leur montrer que les tables les plus difficiles (6, 7, 8 & 9) ne représentent qu’une toute petite partie des résultats à connaître. (Avant 6 x 6 , le 6 se raccroche à la table de 5 (6 x 5), à celle de 4 (6 x 4), à celle de 3 (6 x 3) etc.
Il reste donc 6 x 6, 6 x 7, 6 x 8 , 6 x 9, 7 x 7, 7 x 8, 7 x 9, 8 x 8, 8 x 9 et 9 x 9. Soient 10 résultats au lieu des 32 que les enfants pourraient imaginer.

Je ne prends pas en compte les tables de 0 , 1 et 10 qui sont bien intégrées par mes enfants.
Pour les multiplications par 0 -> 1 x rien = rien, 1 milliard de fois rien = toujours rien.
Pour les multiplications par 1 -> On ne change rien ! 1 x 1 = 1 , 1000 x 1 = 1000 etc
Pour les multiplications par 10, j’intègre ça à la leçon « multiplier par 10, 100, 1000 » où on se contente de déplacer les 0.

Revenons-en à la méthode !
Chaque jour, une nouvelle table et chaque jour

la même suite d’activités :

1. Les chansons

Nous commençons toujours la session de tables par la chanson des multiplications et en profitons pour revoir la table des doubles, qui est également la table de 2, j’en conviens.

Lien vers la table de 3
Lien vers la table de 4
Lien vers la table de 5
Lien vers la table de 6
Lien vers la table de 7
Lien vers la table de 8
Lien vers la table de 9

2. Entrainement avec une application

L’application « Multiplication Tables Challenge » (gratuite et dans laquelle je n’ai aucun intérêt 😉 )est parfaite pour s’entraîner.
Le mode Learning propose pour chaque table (de 1 à 9), une table de multiplication puis des questions où l’enfant n’écrit pas la réponse.

Mais surtout, le mode Practice propose, pour chaque table une série de 15 exercices présentés sous forme de tuiles. D’un côté les multiplications (en bleu), de l’autre les résultats (en rouge).
Je trouve ce principe génial car si l’enfant ne connait pas la réponse, il a une chance de la déduire en fonction des tuiles restantes.

Le mode Expert Challenge est un parcours de 100 exercices qui mélange toutes les tables.
Le mode Master Challenge est identique au mode Expert mais avec un temps chronométré !
Il existe également un mode Memory Challenge, sous forme d’un parcours de 120 exercices et pour chacun les tuiles se retournent au bout de quelques secondes pour devenir un jeu de memory question / réponse.
Je suis moins convaincu par ce mode de jeu mais ça peut peut-être amuser des enfants.

3. Les cartes flash

J’utilisais déjà ce type de cartes pour la conjugaison et le fait d’en trouver certaines à la fin du fichier Litchi, m’a convaincu de recommencer pour les multiplications.
Les cartes flash sont des morceaux de papiers épais où d’un côté est écrite la multiplication et de l’autre le résultat.

On place trois contenants (cartons, paniers, bols, ce que vous trouverez !) sur la table. Le premier est la zone de départ, le deuxième est l’étape et le troisième est l’arrivée.
On commence gentiment avec la table de 2, les cartes placées dans le panier « départ » côté multiplications. L’enfant regarde dans le panier (on ne touche pas la carte, si le papier n’est pas assez épais, on peut voir par transparence…) et donne le résultat de la multiplication. Ensuite il retourne la carte. Si c’est bon, il place la carte dans le panier « étape », si c’est faux, la carte retourne au fond du panier « départ ».
Cette méthode permet à l’enfant de travailler seul et de mettre en évidence les multiplications lui posant le plus de problèmes. Comme il en reste peu dans le panier départ, il les revoit jusqu’à ce que toutes soient dans le panier « étape ».
Et il recommence pour faire passer toutes les cartes dans le panier « arrivée ». Cette fois, si le résultat est faux, la carte retourne dans le panier départ !

Cartes flash et paniers

Quand votre enfant commence la table suivante, on garde les cartes de la ou des tables précédentes, jusqu’à avoir toutes les cartes dans le jeu.

Ces sessions de cartes flash ne doivent pas être une séance de torture, juste un petit jeu pour vérifier ses connaissances.
A l’enfant ou au parent de noter quelles sont les multiplications qui ne veulent pas rentrer afin de les travailler autrement.
Ou de ne prendre qu’elles lors d’une autre session de cartes flash.

4. Des jeux pour apprendre

Sur l’excellent blog Apprendre, réviser, mémoriser (je l’aime d’amour celui-là, il fourmille de ressources très sympa ! J’en profite pour remercier ici sa créatrice !!!) il y a foultitude de jeux sur les tables de multiplications.

Vous trouverez sur le site Logiciel éducatif un jeu pour travailler les tables de multiplications. Ce jeu sert essentiellement à vérifier les connaissances et moins à l’apprentissage.

5. Conserver une trace écrite

Après chaque nouvelle table (ou nouvellement révisée dans notre cas), on garde une trace écrite dans le cahier.
JE leur écris le maximum de choses, le but n’étant pas de leur faire gratter du papier mais bien qu’il posent sur le papier ce dont ils se souviennent. Avec de la couleur et des petits dessins s’ils en ont envie, c’est toujours plus sympa.

6. Ressources supplémentaires

Voici deux astuces très pratiques pour parer aux oublis des tables à partir de 6. Quand je faisais du soutien scolaire, j’apprenais ces techniques aux enfants afin que cela puisse les débloquer lors de certains exercices ou contrôles à l’école et au collège.
Ces astuces peuvent aussi servir à apprendre les tables de 6 à 9 car à force de les utiliser… on les retient !

Pour les tables de 6, 7, 8 & 9, il faut connaître les tables jusqu’à 5 :

Astuce, encore plus simple pour la table de 9 :

Dernière recommandation : Essayez de rester zeeeen. Plus les apprentissages sont conflictuels et moins ça fonctionne.
De même si un jour votre enfant n’est pas motivé, décalez la session à plus tard voire au lendemain. On a tous des jours sans. Forcer un enfant à travailler à un moment où il n’a vraiment pas envie est voué au conflit…

Pourquoi pas proposer un jeu de multiplication à la place de la session du jour, histoire de contenter tout le monde ?

Voir aussi un petit jeu pour apprendre la technique de la multiplication à 2 chiffres : la marelle des multiplications.

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